Modèles de mails de relance de paiement
Un mail de relance de paiement change de ton selon le moment où il est envoyé : courtois avant l’échéance, ferme mais factuel après plusieurs relances restées sans réponse. Voici trois modèles à copier directement, adaptés à chaque étape du retard, avec les mentions légales à ne pas oublier.
Modèle 1 : relance préventive, avant l’échéance
À envoyer quelques jours avant la date de paiement, pour rappeler l’échéance sans donner l’impression d’anticiper un retard.
Modèle 2 : première relance, après échéance
À envoyer entre 2 et 8 jours après la date d’échéance, si aucun paiement n’a été reçu.
Modèle 3 : relance ferme, après plusieurs relances sans réponse
À envoyer quand la facture reste impayée malgré une ou plusieurs relances précédentes. C’est ici que les mentions légales prennent leur place.
3 erreurs qui annulent l’effet d’un mail de relance
- Envoyer le même modèle à chaque étape : Une relance ferme envoyée dès le premier jour de retard use la crédibilité du ton avant même d’en avoir besoin. Un client relancé trop fort trop tôt se braque, un client relancé trop mollement trop tard ne se sent jamais vraiment concerné.
- Oublier les mentions légales dans le mail de mise en demeure : Sans le taux de pénalité et l’indemnité forfaitaire de 40 €, le mail perd sa valeur d’avertissement formel et affaiblit votre position si le dossier va plus loin.
- Ne jamais varier le ton selon le client : Un grand compte récurrent et un nouveau client ponctuel ne se relancent pas de la même façon. Le mail type reste une base, pas un texte figé.
Ce qu’un modèle de relance ne remplace pas
Un modèle donne une structure, pas un suivi. Le vrai travail commence après l’envoi : savoir quel modèle envoyer à quel moment, à quel client, sans en oublier une seule. C’est là que la relance manuelle atteint vite ses limites, surtout dès que le nombre de factures en retard dépasse quelques dizaines par mois.
A lire aussi : Comment automatiser la relance client en PME ?
Automatiser l’envoi de ces relances
CashNow envoie automatiquement le bon message au bon moment, selon un calendrier que vous paramétrez une fois. Le passage du ton courtois au ton ferme se fait sans intervention manuelle, avec les mentions légales et le calcul des pénalités intégrés directement dans le mail envoyé.
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FAQ : Modèles de mails de relance de paiement
Faut-il envoyer une lettre recommandée pour une simple relance ?
Non, une lettre recommandée avec accusé de réception n’est nécessaire qu’à partir de la mise en demeure, quand vous voulez donner une valeur juridique formelle à votre démarche. Les relances précédentes peuvent être envoyées par email ou courrier simple.
A partir de quand passer de la relance courtoise à la mise en demeure ?
Il n’y a pas de règle unique, mais une progression sur 2 à 3 relances avant la mise en demeure est courante : un rappel préventif, une première relance après échéance, puis une relance ferme si le silence persiste au-delà de 30 à 45 jours de retard.
Un mail de relance a-t-il une valeur juridique ?
Une relance courante n’a pas de valeur juridique particulière. C’est la mise en demeure, avec ses mentions spécifiques et idéalement envoyée en recommandé, qui constitue une étape formelle pouvant être utilisée en cas de procédure ultérieure.
Faut-il vraiment personnaliser chaque mail de relance ?
Le fond du modèle peut rester identique, mais le nom, le montant, les dates et l’historique de la relation doivent toujours être exacts. Un mail visiblement générique, avec des champs mal remplis, perd en crédibilité et peut donner l’impression d’un envoi automatique sans suivi réel.
Rédigé par :

Charles Plasse
Co-fondateur et Directeur Associé de CashNow
Charles Plasse est co-fondateur et Directeur Associé de CashNow, FinTech spécialisée dans la gestion du poste client et le recouvrement. Avant de créer CashNow en 2013, il a exercé pendant plusieurs années comme consultant Cash & Working Capital au sein de cabinets de référence, EY, Deloitte et Eight Advisory, aux côtés de grandes entreprises. Il accompagne aujourd’hui les PME et ETI dans l’optimisation de leur DSO et la structuration de leurs processus de recouvrement.


